Publié dans Grossesse

Mon deuxième projet de naissance

Aujourd’hui commence la valse des rendez-vous à la maternité : cours de préparation à l’accouchement (3 contre 6 pour fiston vu que je suis désormais une « multipare » wouhou), avec la sage femme, anesthésiste et un rdv spécifique touchant à la dépression post-partum vécue pour ma première grossesse. Avec ça, on commence forcément à penser à l’accouchement et à nos espoirs. Totalement différent de la première fois étant donné que ce n’est plus un événement inconnu…

Ce que j’imaginais avant fiston

Je n’avais pas vraiment « peur » de l’accouchement. Enfin si, j’ai quand même eu des petits coups de flip en me disant « il est rentré minuscule, maintenant il a grandi et il va falloir qu’il sorte » lol. Cette phrase me donnait une seule envie, qu’il reste au chaud. Cela était renforcé par le fait que jusqu’à la veille, je n’avais quasiment aucun maux de grossesse, ce qui est bien différent pour cette seconde grossesse.

J’avais pourtant une vision assez « culturelle » du déclenchement de l’accouchement comme on voit dans les films. La nana perd les eaux d’un coup, se met direct à souffrir le martyre, et accouche quelques minutes après dans la béatitude. Etant très renseignée, je savais bien les différents scénarios possibles mais je gardais le classique en tête pour ne pas trop angoisser, du coup j’étais relativement zen.

Comment ça s’est passé pour fiston

10h du mat’ un dimanche. Je sentais que quelque chose était bizarre, alors j’ai un peu retardé l’heure de poser le pied par terre. Un petit tour aux toilettes m’a fait comprendre…je perdais les eaux. Contrairement à ce qu’on voit souvent, je n’ai pas nagé dans une grosse flaque hein :P. Non c’était bien plus sympa d’avoir du liquide qui s’écoule toute la journée, m’obligeant à changer 4 fois de tenue dans la journée, même les serviettes ultra absorbantes de l’hôpital n’étant pas assez efficaces. Le chéri était ravi de me suivre partout à la trace avec un torchon, moment glamour à souhait, je le conseille. Le seul avantage c’est que dans ce cas on sait qu’il faut partir à la maternité. Je savais que j’avais le temps alors je me suis préparé tranquillement pendant que le chéri rentrait du déménagement d’un pote en 4ème vitesse comme si il était possible que j’accouche en 5 min :D. Bref, contrairement également aux films, les contractions n’arrivent pas tout de suite juste parce qu’on a perdu les eaux. Par contre le décollement des membranes imposé par la mater (oui je sais blabla on doit normalement obligatoirement le dire à la patiente blabla oui ça c’est dans un monde parfait que tout ce qui « doit » être ainsi est réellement fait ainsi), lui, a bien fait décoller les choses.

De 13h à 16h, j’étais dans mon idée première sur la péridurale : je ne connaissais pas cette douleur dans ma chair, donc même si j’espérais pouvoir faire sans, je m’autorisais à la réclamer si vraiment je n’en pouvais plus. Et à ce stade, je me disais naïvement « oh ça va c’est vivable ». Puis une énorme contraction à 16h m’a interrogé. De 16h à 20h je souffrais mais ce n’était pas comme la fameuse de 16h et surtout j’avais encore un peu de temps pour récupérer. Par contre, à partir de 20h…là…je n’avais plus aucun temps mort. Aucun temps de récupération. La douleur était constante, et dans les reins, pas dans le ventre, en gros on a l’impression qu’une équipe de rugby nous rentre dans le bas du dos (il paraît que ça change pas mal la perception par rapport à celles dans le ventre, je ne sais pas si c’est réel). Malgré tout, il n’était pas encore possible de me faire la péridurale alors on me renvoyait sans cesse en chambre et surtout je voulais tenter le max sans. Puis à 1h du mat’, j’ai dis à mon homme que j’allais crever. Je sais c’est pas engageant :p. Mais je me souviens encore de ma position dans ma chambre devant un Enquête Exclusive sur Donald Trump et regarder mon homme en disant « mon corps ne peut pas supporter ça je vais mourir » et j’ai commencé à sombrer, j’étais à deux doigts de l’évanouissement. Alors on est repartis pour l’auscultation à l’étage. Quand le sage femme m’a vu, il a dit « on va voir mais vu votre état, même si on est pas à 3 si vous voulez la péridurale on vous la fera, ou on fera quelque chose mais là ça va pas ». Je n’étais qu’à 3…il a fallu encore 1h de patience horrible pour que l’anesthésiste soit dispo pour moi car une nana à côté avait un gros soucis à côté…je ne me souviens quasiment pas de cette heure tellement je n’étais plus rien. Pour la pose de la péridurale on m’a demandé de faire le chat, j’avais beau trembler de douleur j’ai été hyper docile tellement je la voulais :-). Et à côté des contractions j’ai rien senti lol. A partir de là j’ai pas grand chose à raconter…immense soulagement, pompe que je peux activer moi-même, les sage-femmes (que des hommes adorables) qui se relaient toute la nuit…puis de la fièvre, une peur d’infection…et la poussée à 9h.

Donc à 9h ça faisait quasiment 7h que j’étais peinarde à écouter ma musique et là on me dit qu’on va y aller. Et je chiale. Pas parce que j’ai peur d’avoir mal mais parce que ça y’est. Je vais le voir. Je dis pas « je vais être maman » consciemment parce que pour moi c’était déjà le cas, tout comme je me sens déjà maman de mon deuxième. Au bout de 33 min, ultimatum, si dans 5 min il n’était pas sorti il fallait envisager de passer en césarienne. Heureusement dans ce stress il y avait le chéri qui utilisait le brumisateur si violemment que ça faisait rire tout le monde, moi comprise. Je ne sais pas si suite à ça ça a fait tilt et si j’ai été plus efficace ou si c’est surtout l’épisiotomie qui a aidé. Toujours est-il qu’à 9h36, fiston poussait son premier cri. Je me revois regardant mon homme et son rideau de larmes, n’écrasant pour ma part qu’une seule petite goutte. C’était évident, je le connaissais déjà ce bébé. Comme si il avait toujours été là. Quand son père s’est mis à parler, il a tenté de soulevé la tête vers le son, plusieurs fois. Là pour le coup le cliché était là…bien que mon corps a eu le souvenir des contractions pendant plusieurs semaines, toute cette douleur était derrière, si peu importante face à ce cadeau dans mes bras.

Et cette fois ?

Comme pour fiston, je suis pas du genre à faire une énorme liste comme si mon accouchement pouvait être prévisible à la seconde. Je trouve ce moment trop flou pour pouvoir exiger quoi que ce soit. Seulement je vais juste prévenir quelques points où je veux qu’on m’informe et qu’on me demande mon avis avant de faire :

  • Pas de décollement des membranes sans me le dire. Oui c’était douloureux mais c’est pas le problème. Si il le faut je veux bien, mais on doit m’informer, je ne suis pas qu’on corps posé là.
  • Les internes. Je n’ai rien contre eux, j’en ai eu une super qui, même si elle ne faisait pas les choses bien, savaient me mettre ne confiance et m’expliquer les choses. En revanche celui qui ne savait pas piquer pour installer le cathéter et a du s’y reprendre à 7 fois (!!!), me laissant en larmes sans aucune excuse, hors de question de repasser par là. Une erreur ça arrive, mais à la deuxième je demanderai quelqu’un qui sait piquer. Mon bras n’a été qu’un énorme hématome douloureux pendant 1 mois et demi !
  • L’épisiotomie. Cette fois je vais tenter le massage du périnée, bien que ce ne soit pas une garantie évidemment. Je ne regrette rien pour la première dans le sens où apparemment c’était vraiment nécessaire (en gros rien ne se passait plus à la poussée et à peine l’épisio faite il est sorti…). Mais disons qu’à l’époque j’étais moins renseignée donc je n’ai pas vraiment fait attention à si c’était réellement nécessaire, je ne me souviens plus si le cœur ralentissait ou autre…donc là si c’est nécessaire pour faire rebelote okay mais sinon on évite au max. Non parce que là dessus l’anecdote est quand même drôle. La sage femme avait beau être adorable, lorsque je lui ai demandé « ça va me faire mal longtemps ? », elle a répondu « oh dans 20 min vous sentirez plus rien on ne sent rien ensuite ». AHAHAHAHAH. Je n’ai pas pu m’asseoir sans grimacer (voire pleurer une ou deux fois) pendant 2 semaines et m’asseoir normalement tout court pendant 1 mois et demi. Blague.
  • Toutes les remarques ou pressions pour réveiller mon bébé toutes les 3h. Pour fiston déjà je suis passée outre un peu mais c’était du côté du chéri que ça pêchait. Il voulait bien faire comme disent les pro… Sauf que maintenant lui aussi il sait…que si bébé ne perd pas trop de poids on va pas mettre le réveil pour le faire manger pile toutes les 3h. Si il dort il dort. Point.

Enfin bref voilà, j’appréhende un peu l’accouchement comme le premier sauf que j’ai encore + hâte. A lire le début du récit on pourrait se dire qu’au contraire… ben non, j’ai hâte, quand je lis d’autres récits mon accouchement s’est quand même très bien passé. Dans mon esprit par contre je m’imagine évidemment le même scénario, c’est normal, sauf qu’on sait que ça a très peu de chance d’être le cas (si ça pouvait durer moins longtemps en revanche éventuellement :P).

Et vous quelle marque a laissé votre premier accouchement pour appréhender les suivants ? Qu’avez vous fait différemment ?

Maman en Chantier

Ps : une anecdote qui n’a rien à voir mais qui vous fera sûrement rire…lors du premier change de fiston à la nurserie, on prend le produit à notre dispo et on lui nettoie donc les fesses. Le papa en face, apparemment avec son 3ème enfant, nous regarde et nous dis, gêné : « si je peux me permettre, ce produit c’est le désinfectant pour la table ». On a tout rincé et crémé, on se sentait hyper mal, puis quand on a vu que ça faisait rien à sa peau, on a rigolé, tellement rigolé…déjà qu’on avait mis 45 min à changer sa couche parce qu’à chaque fois qu’on refermais la couche il refaisait une « surprise » dedans ou sur papa :P.

9 commentaires sur « Mon deuxième projet de naissance »

  1. Tu l’as peut être déjà lu sur mon blog, j’ai eu l’expérience d’une péridurale pour mon 1er accouchement, et de rien pour le 2eme. J’ai donc eu 2 accouchements à la fois très différents et très semblables dans leur shéma global (quelques heures de contractions « gérables », espacées, puis comme toi, d’un coup, des contractions hyper fortes en continu). Je sais maintenant globalement comment mon corps fonctionne – mais je sais aussi qu’on ne peut rien prévoir, donc je ne sais toujours pas à quoi m’attendre pour mon 3ème! J’essaierai autant que possible d’éviter la péri, mais si je souffre trop je n’aurais aucun scrupule ; et je serai prête à accepter les imprévus, dans la mesure, comme tu le soulignes, ou on me PREVIENT et qu’on m’IMPLIQUE dans le processus, pour moi, c’est un minimum. On verra bien!

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  2. Autant d’heures sans péridurale avec la perte des eaux, je t’admire ! Elles sont beaucoup plus fortes que lorsque la poche est intacte. Mais pour le cathéter c’est juste horrible ! Elle aurait du demander à une infirmière de le faire ! Je n’ai jamais eu d’épiso vu que je n’ai eu que des césariennes, Mais le coup de ça fait mal pendant 20 minutes, c’est tout de même de la bonne blague.

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